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Enquête sur la fonction de maître d’apprentissage - 17/12/2008


99% des maîtres d’apprentissage déclarent que leur première motivation est de participer à la réussite professionnelle d’un jeune.
Dans le cadre de ses 3èmes assises de l’apprentissage et de la remise du « Prix des maîtres d’apprentissage », la CCIP a souhaité réaliser une enquête auprès de 815 maîtres d’apprentissage d’Ile de France sur la perception qu’ils avaient de leur fonction. Avec 99% de maîtres d’apprentissage qui déclarent que leur première motivation est de contribuer à la réussite professionnelle d’un jeune, on constate que cette activité au sein de l’entreprise est plus perçue comme une mission que comme une fonction.

Les maîtres d’apprentissage, qui sont-ils ?
Ils exercent à 60% cette fonction depuis plus de 3 ans et pour 30% d’entre eux depuis plus de 6 ans. Ils ont formé majoritairement de 2 à 5 apprentis de niveaux variés avec une majorité de CAP à Bac pro dans les entreprises de moins de 10 salariés et, à l’inverse, plus de 70% de BTS et licence professionnelle dans les entreprise de plus de 250 salariés. 9 maîtres d’apprentissage sur 10 déclarent qu’ils souhaitent poursuivre cette mission à l’avenir et ils sont 40% à déclarer qu’il leur est nécessaire de se former, notamment dans le domaine de la pédagogie et de l’encadrement. Enfin, les 2/3 des maîtres d’apprentissage déclarent n’avoir qu’un seul ou aucun échange dans l’année avec leur CFA. Pourtant, ceux qui en ont déclarent, à 60%, que les remarques qu’ils y font sont généralement prises en compte.

Des perceptions positives du bénéfice de l’apprentissage pour le jeune et pour l’entreprise
Les maîtres d’apprentissage considèrent avant tout, à 97%, que l’apprentissage est le meilleur moyen d’intégration dans l’entreprise. En deuxième position, ils mettent en avant l’effet positif de l’intégration de nouvelles générations dans l’entreprise et en troisième position, le fait que l’apprentissage permet à l’entreprise d’assumer son rôle social de formation des jeunes. Ils placent en dernière position, à 24%, le rôle éventuel d’ouverture à l’international et, à 30%, l’apport de connaissance en matière d’innovations techniques.
Les freins à l’apprentissage sont peu nombreux. En effet, les maîtres d’apprentissage sont 80% à considérer que l’apprenti ne coûte pas plus qu’il rapporte, qu’il ne fait pas perdre de temps et de productivité dans les services et, enfin, qu’il ne perturbe pas l’organisation de l’entreprise.

Un bénéfice plus personnel que professionnel dans la conduite de cette fonction
Les maîtres d’apprentissage déclarent à 99% et mettent en première position des bénéfices personnels, le fait de pouvoir contribuer à la réussite professionnelle d’un jeune. La possibilité de transmettre leur savoir arrive en deuxième position (96%) et la confrontation aux nouvelles générations en troisième position (81%).
On notera que les bénéfices professionnels éventuels comme la valorisation de la fonction dans l’entreprise, l’actualisation des connaissances, la prise en compte des compétences liées à cette fonction dans la carrière et l’évolution professionnelle n’arrivent qu’en dernière position.

La mobilité internationale des apprentis, une pratique peu développée
Seuls 7,4% des maîtres d’apprentissage déclarent avoir eu une expérience de l’international, majoritairement en ayant accueilli des apprentis étrangers. Ce sont les entreprises de 10 à 249 salariés qui en ont accueilli et envoyé le plus, 10% contre seulement 7% des entreprises de plus de 250 salariés.
Pourtant, ils déclarent majoritairement ne pas avoir rencontré de difficultés particulières lors de cette mobilité internationale, ni dans l’organisation (77%), ni sur la question de la pratique des langues (80%), ni sur la règlementation (85%), ni, enfin, sur le financement (87%).
Leurs intentions en matière de mobilité sont plutôt timides puisque seulement 1 maître d’apprentissage sur 3, ayant eu une expérience de la mobilité, déclare qu’il la renouvellera l’an prochain.

Source : Enquête CCIP/Médiamétrie – Décembre 2008
Enquête réalisée par téléphone en septembre et octobre 2008, auprès d’un échantillon de 815 maîtres d’apprentissage exerçant en Ile de France, depuis au minimum 3 ans.

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